Panafrican fablabs and makerspaces conference : replay

In Rennes, France, after the meeting. Ahmadou Diallo of Africa Airbus Community, Daouda Diagne, VP of ReFFAO, Bertrand-Gildas Mouboula, co-founder of Refamac. In the Center, Hugues Aubin, Président of Climate Change Lab.

We are very happy to share with everybody the replay of the public meeting that was organised by our association with the great help of Ahmadou Diallo from Airbus Africa Community, with representatives of both french and english speaking networks of fablabs, makerspaces, and places of making.

Remember we had the luck to have together Internet of Production Alliance, Make Eu, ReFFAO, ReFAMAC (central africa fablabs and makerspaces network), sharing visions, goals, but also lessons to learn from the previous projects.

That means more than 300 places of making in Africa, in a polycrisis context, acting on the field and also using commons, open hardware and cooperative platforms to find solutions. Not only « MIT » fablabs, but also incubators, humanitarian initiatives, research and development communities, open science volunteers, and local communities places.

Jessica Nguema Make EU – Joseph Agiyna African Makerspaces- Moussa Sanou ReFFAO


We invite you to discover this first inter-network video, and to the next events that are going to push further the opportunities to launch great cooperative projects at the continental scale : Afrilabs meeting in Cotonou, and Make Africa 2026 in Dakar.
If you can, don’t miss these events because Africa is perhaps going to show the way to build projects that are not enclosed in exclusivity nor borders, to solve global challenges, like Sustainable Development Goals !

We thank a lot Réseau Bretagne Solidaire for hosting this meeting in Rennes and hope the Climate Change Lab will continue to link, support, and take part in south-north cooperation actions with our african brothers and sisters !

Direct youtube link : https://youtu.be/2efKvCKaoeM?si=AcFDLeVT27lr2gNZ

October 7th – Global African makerspaces and fablabs meetings

We are very happy to invite you to this meeting that will offer the opportunity to speak and share about the priorities for the future in our poly-crisis times, with representatives of both west, east, central african networks of the places of making !

More than 300 places of making can now discuss and cooperate, at a strategic scale, in the african continent. In more than 20 countries. We are honoured to organize this conference hosted by Réseau Bretagne Solidaire (Rennes, France) and to welcome :

Jessica NGUEMA – Internet of Production Alliance – Make EU program

Jessica Nguema – Accra – Ghana

Joseph Agyina – Internet of Production Alliance – Make EU program

Joseph Agyina – Accra – Ghana

Daouda Diagne – Vice-President of ReFFAO
(west african french speaking fablabs network)

Daouda Diagne – Senegal

Moussa Sanou – General Secretary of ReFFAO

Moussa Sanou- Ivory Coast

Bertrand Gildas Moboula Mokoty
ReFaMac – Central Africa Fablabs and Makerspaces network

Bertrand-Gildas Mobula-Mokoti – Congo-Brazzaville

Hugues Aubin – Climate Change Lab- Makers North South

Hugues Aubin – France

Moderator : Ahmadou Diallo – Airbus Africa Community

Ahmadou Diallo – AAC

This is opened to everybody.
October 7th

17h30 WAT-GMT
18h30 SAST
19h30 EAT

Url to join : https://us02web.zoom.us/j/89078674862?pwd=7p3Xnsd6fd4AULmAZ3MCI8BV5uNIaP.1

Thank you to Eva Roué of Réseau Bretagne Solidaire and Andrew Lamb of Internet Of Production Alliance for facilitating the organization this event !

Let’s meet june 25th 8 am GMT !

Let’s speak about places and networks of making, sharing solutions to face climate change effects ! And share some projects in order to take lessons, and prefigure actions ! Thank you a lot to Andrew Lamb Joseph Agyina for the great call we had and this first cooperation with Climate Change Lab !

Perhaps African makerspaces will show the world how to be strong at a continental scale together, to learn, make, share solutions to face climate change effects. African Makerspaces is now a community with more than 150 places, both english and french speaking. And great competencies. Let’s launch now initiatives together and why not, with the rest of the world !

Organization : African Makerspaces community with Climate Change Lab.
Schedule : Thursday june 25th – 8-9 am GMT – 10-11 am Paris Time
Zoom link : https://teams.microsoft.com/meet/376676962832763?p=nMcCnD8uSRNZyd7WQ

Welcome !

Rendez-vous avec l’arbre qui chante samedi 13 juin Ă  Rennes

Depuis 2021 notre association produit le dĂ©veloppement du projet « Sylvestre Orchestre« , qui consiste Ă  « faire chanter les plantes pour les faire aimer ».

Quentin Orhant notre Baron perché.

Ce que nous ne vous avions pas encore dit, c’est que le rĂŞve initial d’installer en Bretagne sur des arbres remarquables un dispositif pĂ©renne (et qui a fait au dĂ©part l’objet d’un projet coopĂ©ratif dĂ©posĂ© en direction de la fondation Breizh Biodiv), va s’incarner pour trois ans sur le site expĂ©rimental des Halles en communs Ă  Rennes.

En effet, nous travaillons depuis deux ans Ă  l’installation alimentĂ©e par panneaux solaires d’un dispositif sonore traduisant l’activitĂ© bio-Ă©lectrique du dernier chĂŞne chevelu du site en notes de musiques. Ce dispositif sera Ă  notre connaissance le premier de cette nature en France fonctionnant en continu et en libre-service dans l’espace public.

A l’occasion du Grand dĂ©ballage, superbe Ă©vĂ©nement concoctĂ© par tout le collectif rĂ©uni dans les Halles en commun, le samedi 13 juin, nous vous invitons Ă  tester Ă  la fois cet « Arbre qui chante » et Ă  dĂ©couvrir les kits pĂ©dagogiques qui seront mis en prĂŞt gratuit Ă  destination des enseignants, familles, et artistes de Rennes pour les trois annĂ©es Ă  venir.

Nous remercions trĂ©s chaleureusement Territoires instigateur et producteur de ce projet, et tout particulièrement Mehdi Teffahi et Marine Kunstmann pour leur audace et leur confiance. La Belle dĂ©chette, partenaire de toujours, pour son accueil et sa coopĂ©ration active, ainsi qu’Astrolabe CAE et Quentin Orhant pour la rĂ©alisation technique et les livrets pĂ©dagogiques accompagnant les dispositifs. Enfin, merci Ă  AubĂ©pine, qui soigne les liens entre humains et arbres en ville et au studio Vigano (Simona) pour leur expertise gĂ©nĂ©reusement partagĂ©e.

Samedi 13 juin après-midi, après de nombreuses semaines de tests et de rĂ©glages sur site, nous vous invitons Ă  partager un peu de poĂ©sie, de musique et de reconnexion au vivant. Avec Quentin Orhant, Nicolas Pousset et Hugues Aubin, nous partagerons avec vous non seulement le dispositif, mais son histoire qui va de Rennes Ă  Paris, et jusqu’au Cameroun.

Mise en fonctionnement de « L’arbre qui chante », opĂ©rĂ© par Territoires.

Samedi 13 juin – 14h00- 18h00
Halles en Commun Rennes – 24 avenue Jules Maniez – Rennes
Dans le cadre du « Grand dĂ©ballage ».
Gratuit et ouvert Ă  tous.

Venez nombreux et nombreuses, et si vous n’ĂŞtes pas libres ce jour, rendez-vous tous les autres jours de l’annĂ©e au pied de « L’arbre qui chante » !

Make Africa 2025 au BĂ©nin : fabriquer la ville africaine de demain

Alors que le rĂ©seau des fablabs français, RFFLabs, ouvrait sa grande rencontre annuelle Octobermake, nous recevions un appel de notre ami et partenaire Medard Agbayazon, fondateur du Blolab et de l’Ă©cole 229 au BĂ©nin, prĂ©sident du RĂ©seau des Fablabs Francophones d’Afrique de l’Ouest (ReFFAO), en pleins prĂ©paratifs pour la grande rencontre continentale annuelle programmĂ©e au BĂ©nin, Make Africa.

Le Climate Change Lab Ă©tant partenaire historique de ce rĂ©seau, notamment au travers la mise en oeuvre commune de « La forge d’adaptations Nord-Sud », nous avons Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  participer, mais en avons aussi profitĂ© pour Ă©changer avec le RĂ©seau Français des Fablabs, autre partenaire historique. Or il se trouve que ce dernier lance actuellement en partenariat avec la Fondation de France et la Fondation Orange le projet « Communs d’urgence ». Un projet stratĂ©gique que nous suivons depuis sa genèse et qui comprend un appel Ă  candidatures ouvert Ă  l’Ă©tranger pour crĂ©er des prototypes et organiser des ateliers : le challenge « Imagine makers » de la fondation Orange.

Nous avons donc proposĂ© Ă  tous de reprĂ©senter le Climate Change Lab, mais aussi le RĂ©seau Français des Fablabs et le projet « Communs d’urgence » dans cet Ă©vĂ©nement. Nous avons pu alors ĂŞtre officiellement mandatĂ©s (merci AmĂ©lie Tehel, Jeanne Piacentino).

Make Africa est un Ă©vĂ©nement lancĂ© en 2018 et qui rassemble tous les fablabs d’Afrique de l’Ouest, pour partager les bonnes pratiques, accĂ©lĂ©rer les projets collaboratifs, augmenter les Ă©changes du rĂ©seau avec les secteurs gouvernementaux, acadĂ©miques, Ă©conomiques et solidaires, relever des dĂ©fis lors de hackathons. Cette Ă©dition exceptionnelle se tenait du 4 au 8 novembre 2025 Ă  Abomey-Calavi, commune limitrophe de Cotonou au BĂ©nin, sur l’immense campus universitaire du pays.

le Campus de l’UniversitĂ© d’Abomey-Calavi -UAC) au BĂ©nin


Nous Ă©tions programmĂ©s pour une prĂ©sentation sur le projet « Communs d’urgence », mais au fil de l’Ă©vĂ©nement nous avons pu contribuer plus largement en faisant 5 interventions Ă  la demande des organisateurs.

AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale du ReFFAO au Blolab – BĂ©nin.

Le 3 novembre, avant l’ouverture officielle, notre prĂ©sident Hugues Aubin Ă©tait accueilli comme un frère par les fabmanagers et reprĂ©sentants du ReFFAO dans l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale qui s’est tenue toute la matinĂ©e et conclue par l’Ă©lection du nouveau bureau.

A midi, c’Ă©tait le lancement de l’impressionnante plateforme de documentation mutualisĂ©e par le rĂ©seau, et mise en place en partenariat avec Tiers-Lieux Edu : Fabricadoc-ReFFAO. Un outil testĂ© par nos soins lors de notre pĂ©riple au SĂ©nĂ©gal en juin autour des mĂ©thodes d’enseignement observĂ©es avec les non-voyants dans la commune de Ziguinchor en Casamance. Nous avons pu rĂ©aliser une intervention de 30 minutes sur l’importance de la documentation pour les lieux du faire, mais aussi rappeler quelques bonnes pratiques permettant de ne manquer aucune Ă©tape essentielle.

Hugues Aubin présente les fondamentaux de la documentation dans les lieux du Faire.

Erwan Vappreau et Catherine Villeret, co-prĂ©sidents de Tiers-Lieux Edu, se sont ensuite connectĂ©s en visio-confĂ©rence et avec Nonhouegnon Raoul Letchede et de Marie-Auxiliatrice Da Silveira (de la merveilleuse Ă©quipe du Blobus), ont procĂ©dĂ© Ă  la crĂ©ation et la validation des comptes des fablabs du sud sur la plateforme. Cette journĂ©e Ă©tant celle des fabmanagers, nous avons pu Ă©galement disposer de 30 minutes en dĂ©but d’après-midi pour leur prĂ©senter dans le dĂ©tail le challenge Imagine Makers et ses modalitĂ©s de participation.

Catherine Villeret, Erwan Vappreau de Tiers-lieu Edu en dupleix depuis la France

Ce premier jour Ă©tait fort en Ă©motion car nous avons pu retrouver de très nombreux amis porteurs de projets au sud ! Le lendemain, le 4 novembre, ce fut ouverture officielle de l’Ă©vĂ©nement dans l’amphithéâtre Idriss Deby de l’UniversitĂ© d’Abomey Calavi (UAC). Le programme, ambitieux, se dĂ©roulait sur 4 espaces principaux : un espace de pleinières et de tables rondes parfaitement couvert en captation et diffusion vidĂ©o, un espace pour les organisations associĂ©es (WikipĂ©dia) et le hackathon « Fabriquer la ville de demain », un espace de stands extĂ©rieurs pour les entreprises et projets d’entreprises, et Make Africa TV, un plateau d’enregistrement de haute qualitĂ© qui tournait en permanence.

Cette Ă©dition exceptionnelle Ă©tait donc organisĂ©e autour du thème « Fabriquer la ville africaine de demain ». Celui-ci a pu ĂŞtre abordĂ© sous de nombreux angles, avec des expert(e)s de haut niveau Ă  la fois en sciences « dures » (chimie, climat, sciences de l’environnement…), en sciences humaines (sociologie, histoire, archĂ©ologie, promotion des arts), et bien entendu sur la ville (architecture et urbanisme…).

Les enjeux sont juste Ă©normes pour les annĂ©es Ă  venir : la population urbaine africaine a doublĂ© au cours des 2 dernières dĂ©cades, pour passer de 200 Ă  400 missions de personnes. En 2050 on estime qu’ils seront 1,2 milliard. 60% des habitants de ces villes souffrent d’infrastructures dĂ©faillantes et/ou sont dans des habitats prĂ©caires. Make Africa se positionne pour chercher des solutions durables Ă  ces problèmes.

Nous vous invitons Ă  dĂ©couvrir le programme de cette Ă©dition mais aussi Ă  prendre le temps d’aller regarder les archives vidĂ©o des nombreuses interventions rĂ©alisĂ©es et pour la plupart passionnantes. Les acteurs africains sont intelligents, dĂ©terminĂ©s, et ouverts. Ils prennent Ă  bras le corps le chantier du futur en restant connectĂ©s Ă  leurs racines, crĂ©atifs et solidaires.

PrĂ©sentation de « Communs d’urgence » et du challenge « Imagine Makers » – Hugues Aubin CClab

Nous avons eu la chance de prĂ©senter le projet Communs d’urgence et le challenge Imagine Makers le mercredi 6 novembre en pleinière (archive vidĂ©o sur le compte facebook de l’Ă©vĂ©nement, Ă  partir de 1h38), puis de participer Ă  la table ronde sur Électrifier, rafraĂ®chir, gĂ©rer les dĂ©chets et dĂ©carboner la ville (archive vidĂ©o) avec un panel impressionnant d’experts, au titre du Climate Change Lab le jeudi 7. Mais aussi faire un plateau TV qui sera prochainement diffusĂ© avec notre ami de toujours Modou Ngom du Senfablab de Dakar.

Pour terminer, nous avons eu l’honneur de siĂ©ger au jury du Hackathon « Fabriquer la ville africaine de demain » le samedi 8. Le premier prix est allĂ© Ă  un projet agricole venu du Niger. Un choix bien alignĂ© sur la conviction que l’agriculture urbaine est Ă  prendre très au sĂ©rieux dans le contexte climatique Ă  venir…

PrĂ©sentation des projets du hackathon et questions du jury – Dodji Honou – Diarra Sylla – Hugues Aubin

Impossible de passer outre la dimension humaine, avec beaucoup de retrouvailles que notre prĂ©sident Hugues Aubin Ă  relayĂ© sur son compte personnel Instagram. 29 degrĂ©s Ă  l’ombre, les couleurs et saveurs du sud, la rumba congolaise omniprĂ©sente: madame l’Afrique a tant de charmes qu’on n’y rĂ©siste pas. Mention spĂ©ciale au Blobus, un projet extraordinaire de bus Ă©cole/fablab itinĂ©rant, alimentĂ© par des panneaux solaires et connectĂ©, qui parcourt les villages du pays avec une extraordinaire Ă©quipe…et deux volontaires françaises dont le dĂ©part a Ă©tĂ© facilitĂ© par nos amis du RĂ©seau Bretagne Solidaire.

La fameuse amazone de Cotonou.

Nous avons lors du vol retour, le 9 novembre, Ă©galement compris que notre petite association reste un connecteur puissant entre de grands rĂ©seaux. Et une structure de dĂ©fense et de promotion des communs pour construire le « monde d’après ». Merci Ă  tous et toutes pour votre confiance et les espaces de partage offerts sur cet Ă©vĂ©nement exceptionnel ! Pas mal de graines de projets semĂ©es : Ă  suivre !

Le Climate Change Lab remercie encore le RFFLabs, Le ReFFAO et la Fondation Orange pour cette opportunitĂ© et espère avoir portĂ© la cause des communs et la parole des partenaires, en apportant sa vision de toujours : « faire, apprendre et partager pour faire face Ă  ce qui vient ».

Homemade 2025 : au pays des merveilleux

CC by SA 4.0 – Salome – SGMK

Au mois d’aoĂ»t, après la mission effectuĂ©e au SĂ©nĂ©gal avec nos amis du Senfablab de Dakar en direction des Ă©lèves non-voyants de Ziguinchor, l’Ă©quipe de Makery.info, le mĂ©dia de rĂ©fĂ©rence sur les lieux du faire, organisait un Ă©vĂ©nement exceptionnel, le Labo Art Retreat, sur l’Ă®le de Batz et au chateau de Kerminy.

Affiche de l'événement Labo Art Retreat


Cette rencontre internationale de crĂ©ateurs et prototypeurs s’inscrivait dans le contexte du programme Archipelago, une coopĂ©ration culturelle entre la Suisse (SGMK/Homemade), la France (ART2M/Makery) et le Japon (Sonda Studio), pilotĂ©e par ART2M et avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture.

Nous n’y avons pas participĂ©, mais nous Ă©tions dĂ©jĂ  trĂ©s intĂ©ressĂ©s par le croisement entre prototypage, art et Ă©cologie lorsque nous avons alors Ă©tĂ© invitĂ©s par l’Ă©quipe de ART2M/Makery Ă  participer Ă  un autre Ă©vĂ©nement : Homemade 2025, qui s’est tenu en Suisse Ă  40 km Ă  l’est de ZĂĽrich entre le 1er et le 10 aoĂ»t 2025.

Affiche de Homemade2025 – CCbySA NC 4.0 Dusjagr source

Il est difficile de restituer avec des mots une expĂ©rience totale, mĂŞlant auto-organisation collective rĂ©ussie sur tous les points de la vie quotidienne (Ă©quipes de mĂ©nage, cuisine, rĂ©partition des ateliers avec les enfants, dĂ©monstrations, essais et installations sur site), pluri-culturalisme (participant.e.s venant de TaĂŻwan, Angleterre, Espagne, SlovĂ©nie, Suisse…), et oĂą une communautĂ© installe plusieurs tonnes d’outillage partagĂ© et des espaces de travail qui vont vibrer d’activitĂ© dans les mains de crĂ©ateurs pendant plus d’une semaine, jour et nuit.

Le bitwashereĂŻ

Le premier choc fut, la veille du dĂ©but de l’Ă©vĂ©nement, l’arrivĂ©e au BitwashereĂŻ de ZĂĽrich. Cet espace exceptionnel regroupe plusieurs collectifs suisses dans un immense immeuble autrefois utilisĂ© par la ville. On y dĂ©couvre des centaines d’objets qui sont autant de pĂ©pites posĂ©es sur les tables, accrochĂ©es aux murs, dans la libertĂ© de crĂ©ation la plus totale.

Le BitwäshereĂŻ de Zurich – cc by SA François Robin de Makery.info

MĂŞme si la dimension de partage d’outillage, et de documentation dans le bien commun au travers l’usage du wiki nous rappelle les fablabs, ici tout semble permis, et les couleurs, formes, objets dĂ©tournĂ©s, rampes lumineuses et stickers crĂ©ent une ambiance vraiment exceptionnelle : on est dans une sorte de vaisseau onirique, un espace des possibles jamais Ă©puisĂ©s, toujours parcourus, et partagĂ©s partout sur les murs, les tables, voire suspendus au plafond. Un endroit oĂą l’on pourrait passer des heures Ă  examiner, essayer et comprendre ce que l’on voit, touche, entend. Et oĂą on est vite contaminĂ©s par le besoin de faire, d’essayer.

Nous y avons Ă©tĂ© accueillis par Marc Dusseiller de la SGMK, la SociĂ©tĂ© Suisse de MĂ©catronique et d’Art, qui anime la communautĂ© du BitwasherĂ«i (LittĂ©ralement la « lessiveuse de bit » !) et avons partagĂ© le repas collectif prĂ©parĂ© dans la cuisine du lieu, situĂ©e au centre de l’espace.

La cuisine du Bitwasherei de Zurich – cc by SA François Robin de Makery.info

Une logistique impressionnante pour « fabriquer n’importe quoi »

Deuxième choc, l’ambition logistique. Le lendemain matin, après avoir Ă©tĂ© hĂ©bergĂ©s dans un appartement Ă  ZĂĽrich, nous avons prĂŞtĂ© main forte Ă  l’Ă©quipe du BitwashereĂŻ pour charger du matĂ©riel et de l’outillage destinĂ©s Ă  rejoindre le lieu de l’Ă©vĂ©nement Homemade 2025, Ă  Salenstein-Mannenbach, en bordure du lac de Constance.

Camion, transpalette, monte-charge, matĂ©riel et outillage triĂ©, prĂ©parĂ© et plastifiĂ© ainsi que d’Ă©normes barbecues pour satisfaire une centaine de personnes… Plusieurs tonnes d’outillage parfaitement fonctionnel, de consommables, allant aussi bien du matĂ©riel Ă©lectronique jusqu’Ă  l’outillage Ă  bois, les imprimantes 3D, matĂ©riel de soudure acier…
Tout cela a ensuite Ă©tĂ© acheminĂ© sur le site de l’Ă©vĂ©nement, Ă  Salenstein-Mannenbach, puis rĂ©parti pour crĂ©er trois zones de travail : Ă©lectronique, bois et mĂ©canique, et « dirty » place pour les opĂ©rations plus lourdes comme le travail du mĂ©tal.

Le dĂ©but du chargement de l’outillage au Bitwhasherei de Zurich – cc by SA Climate Change Lab.


Une (auto) organisation collective entre liberté et responsabilité

Troisième choc, la communautĂ©. En effet Homemade 2025 n’est pas un Ă©vĂ©nement oĂą l’on vient pour suivre des ateliers, des formations, et consommer un programme prĂ©-dĂ©fini. Homemade 2025 est un rassemblement auto-construit par les participants.

Tableau d’appel Ă  contribution gĂ©nĂ©ral (logistique, espaces, agenda de performances, talks, actions) – cc by SA Climate Change Lab

Ceci signifie que dès le premier jour, des tableaux vierges ont Ă©tĂ© affichĂ©s dans le bâtiment principal avec un zonage des espaces dĂ©diĂ©s, une rĂ©union collĂ©giale organisĂ©e pour demander Ă  tous et toutes de remplir les tableaux pour participer aux Ă©quipes de mĂ©nage, cuisine, courses, des posts-its pour proposer ateliers et confĂ©rences, animations enfants…

Voir cette logique contributive bien connue sur les wikis retranscrite dans le rĂ©el par une centaine de personnes capables d’installer trois zones d’ateliers en une journĂ©e (y compris avec de l’outillage dangereux, et la gestion de la sĂ©curitĂ©), d’acheminer une alimentation Ă©lectrique adaptĂ©e dans un chalet annexe pour les prototypeurs sonores, de gĂ©rer la totalitĂ© de la logistique (trois repas par jour pour 100 personnes) en auto-organisation donne de l’espoir, mobilise et motive !

Nos contributions

Pour notre part, nous avions ramenĂ© avec nous une Braillerap, projet nĂ© au sein du Humanlab de MHK et portĂ© par StĂ©phane Godin, car une machine nous a Ă©tĂ© mise Ă  disposition par l’Ă©dulab de l’UniversitĂ© de Rennes 2, ainsi que plusieurs kits de Sylvestre Orchestre la musique des plantes. InstallĂ©s dans l’espace de prototypage Ă©lectronique dans un chalet nous avons d’abord rĂ©parĂ© et rĂ©glĂ© l’embosseuse Braille qui avait souffert du voyage, avant de proposer trois sessions.

PrĂ©sentation du projet Braillerap sous l’angle « How to make more than machines » – cc by SA Climate Change Lab


> Une session de partage sur le projet de communs documentaires ForgeCC, assez décalée au milieu de prototypeurs, mais trés bien accueillie par la communauté. Nous avons partagé les réussites mais aussi les faiblesses du projet en proposant notre protocole (contrat de commun, mentoring en documentation) et les ressources co-produites avec les camarades du sud.

> Une session de prĂ©sentation du projet Braillerap orientĂ© autour de la manière de faire ensemble pour « Faire plus que des machines », en suscitant des dynamiques de coopĂ©ration durable entre les personnes physiques et morales participant aux ateliers. Cette prĂ©sentation fut suivie d’essais joyeux et dĂ©raisonnables poussant mĂ©caniquement la machine dans ses retranchements, et que nous avons documentĂ© par ici.

> Enfin, un impromptu de musique des plantes outillĂ© par le dispositif Sylvestre Orchestre, oĂą nous nous sommes branchĂ©s en extĂ©rieur et avons pu faire chanter arbustes et fleurs ainsi qu’offrir un capteur au SGMK avec les liens de documentation.

Prise de vue depuis l’intĂ©rieur du « Hacklab » – CC by sa Climate Change Lab

Le trou de lapin, la création non stop

Au final, le lieu de l’Ă©vĂ©nement, en pleine nature, a permis Ă  tous et toutes d’inscrire dans le ciel (avec les incroyables aĂ©ronefs construits sur place), dans et sur l’eau, l’air et avec la lumière du soleil, les expĂ©riences et prototypes multiples rĂ©alisĂ©s et dĂ©montrĂ©s sur place. Avec des lignes de fuite dans les domaines de la robotique (Brushograph, Braillerap), du son (hydrophone, modules multiples tels que ceux de Gaudi labs, Error instruments), de la vie cellulaire (Hackuarium, Maya Minder), de l’Ă©nergie (Abao…), etc.

Passage de cellules solaires DIY au sĂ©chage UV – CC by SA Climate Change Lab

Le ressenti lors d’un tel Ă©vĂ©nement est celui d’Alice quand elle tombe dans le trou de lapin dans le fameux conte de Lewis Caroll. On est dans une TAZ (Temporary Autonomous Zone) ou Zone d’Autonomie Temporaire dans laquelle se succèdent les dĂ©couvertes de mondes interconnectĂ©s par des tunnels de serendipitĂ©, mondes remplis de sons, couleurs, textures ouvrant des perspectives nouvelles. On s’aventure chaque jour dans ce labyrinthe donnant sur des espaces-temps alternatifs, chacun rempli d’expĂ©riences complètes ressenties autant avec le corps qu’avec l’esprit.

Nous sommes remplis de souvenirs, mais aussi de gratitude et d’espoir grâce Ă  cet Ă©vĂ©nement exceptionnel qui a en quelque sorte installĂ© un monde alternatif dans lequel la confiance et la libertĂ© permettent le partage inconditionnel des inventions et dĂ©couvertes dans le bien commun de l’humanitĂ© au travers une documentation ouverte des livrables (codes sources, plans, ressources).

Un modèle d’organisation collective Ă  rebours de celui qui semble Ă  bout de souffle dans l’anthropocène, et que l’on retrouve au retour. Un monde balisĂ©, basĂ© sur une dĂ©finition stricte des rĂ´les et des espaces laissĂ©s aux possibles.

Merci donc à ART2M/Makery, à la SGMK et à tous ceux et celles qui ont fait de cet événement un feu ardent où se sont forgés ou renforcés les liens, compétences et projets entre tous les participants !

Les suisses ont certes de beaux paysages, mais aussi un savoir-faire ensemble et une communauté qui sait partager, et semer !

Voir le wiki de la SGMK et la page dédiée sur Homemade 2025.
Ecouter l’interview de Simon Berz rĂ©alisĂ© par Ping sur place et retranscrit par Makery

Nouvelles de Ziguinchor

Pour rappel le Climate Change Lab est actuellement reprĂ©sentĂ© au SĂ©nĂ©gal dans le cadre d’une invitation du Senfablab, opĂ©rateur du projet inclusif « La technologie au service du Handicap », lui-mĂŞme soutenu par My Human Kit.

Objectif principal aller rencontrer les pĂ©dagogues, acteurs associatifs et Ă©lèves Ă  l’autre bout du pays, Ă  Ziguinchor, pour observer, concevoir, tester des usages et mĂ©thodes outillĂ©s par la fabrication numĂ©rique et permettant de scolariser des Ă©lèves non ou mal voyants en milieu ordinaire. Cette mission s’est dĂ©roulĂ©e fin mai 2025 avec une partie de l’Ă©quipe du Senfablab.

Ziguinchor et la Casamance sont renommés pour leurs arbres magnifiques.
¨Photo cc by SA Climate Change Lab

Un bonus avec l’embosseuse Braillerap

L’Ă©quipe du Senfablab avait dĂ©jĂ  quasi-terminĂ© l’assemblage d’une imprimante braille de type braillerap plus d’un an auparavant, mais n’avait pu la mettre en marche Ă  cause de problèmes logiciels. 80% des pièces dĂ©tachĂ©es Ă©taient donc dĂ©jĂ  imprimĂ©es en 3D, et la visserie Ă©tait disponible sur cette machine. Nous avons donc dĂ©cidĂ© d’en fabriquer une en Ă©tat de marche avec ces moyens du bord, afin de la ramener Ă  Ziguinchor avec nous.

Test de la carte électronique sur la machine avant démontage

Nous avons d’abord vĂ©rifiĂ© la carte Ă©lectronique, diagnostiquĂ© l’Ă©tat de la boĂ®te, de la mĂ©canique, puis procĂ©dĂ© au dĂ©montage, et nettoyage de chaque pièce. Le Senfablab ne pouvant pas utiliser ses machines pour cause de travaux a ensuite contactĂ© la DER dont l’atelier de formation a rĂ©alisĂ© des dĂ©coupes laser pour refaire totalement le boĂ®tier, avec des pièces en bois et des pièces en PMMA (type plexy transparent). Merci Ă  eux !

La braillerap sénégalaise fonctionnelle version bois

Durant trois jours et nuits, nous avons ensuite Ă  l’aide de toutes les pièces et vis nettoyĂ©es remontĂ© d’abord une machine fonctionnelle avec un boitier bois, puis dĂ©cidĂ© de rendre la machine plus belle et rigide. Nous avons alors procĂ©dĂ© Ă  un dĂ©montage par blocs, prĂ©lude Ă  un nouveau remontage dans le boitier transparent.

Remontage terminé, la braillerap sénégalaise est maintenant transparente 🙂

A la veille du dĂ©part pour Ziguinchor, par le car qui traverse le SĂ©nĂ©gal et la Gambie, nous avions une machine fonctionnelle et du papier assez Ă©pais pour faire des tests. En effet, l’Ă©quipe du Senfablab est redoutablement efficace 🙂

On a réussi à ramener une braillerap fonctionnelle à Ziguinchor !


L’Ă©ducation inclusive Ă  Ziguinchor : une dynamique formidable

Une fois sur place nous avons Ă©tĂ© reçus et soutenus par le reprĂ©sentant du recteur d’acadĂ©mie ainsi que le rĂ©fĂ©rent du programme d’inclusion,et l’incontournable INEFJA.
Nous avons alors installé une imprimante 3D et une embosseuse braille #braillerap dans une des salles du lycée Public Djignabo.

Aminata Barry, Dembo Manga, Michel Nassarlé, les talentueux élèves

Plusieurs Ă©lèves de cet Ă©tablissement, non ou mal voyants, sont les premiers Ă  brillamment ĂŞtre admis en filières scientifiques, sur tout le pays. Mais mĂŞme si c’est une fiertĂ© que d’avoir rĂ©ussi Ă  assurer une scolaritĂ© Ă  ce niveau en milieu ordinaire, cela demande Ă©normĂ©ment d’inventivitĂ© et de travail aux professeurs et aux Ă©lèves.

C’est lĂ  qu’interviennent notamment les militants associatifs de l’INEFJA, ainsi que des personnages hors-normes comme Monsieur Baba Gadje, professeur de mathĂ©matiques non voyant. Sans relâche, ils cherchent et trouvent avec les enseignants des solutions inclusives : enseigner le braille aux professeurs voyants, rĂ©aliser des ateliers « comment partager un repère orthonormĂ© et faire rĂ©aliser les mĂŞmes exercices Ă  des Ă©lèves voyants et non voyants », etc.

« Linclusion est une norme, et non une exception » : tout est dit !

Voir un cours donnĂ© par un enseignant non voyant Ă  des enseignants voyants souhaitant inclure tous les Ă©lèves, et totalement concentrĂ©s sur la recherche de solutions pour partager les Ă©noncĂ©s, arriver Ă  faciliter les devoirs, montre Ă  quel point le travail rĂ©alisĂ© chaque jour en coopĂ©ration par les acteurs Ă©ducatifs de Casamance est important. Pour nous, cette coopĂ©ration de longue date, d’ailleurs dĂ©jĂ  Ă©paulĂ©e par le Senfablab, est vraiment remarquable.

La Braillerap a suscitĂ© un grand intĂ©rĂŞt, et passĂ© tous les tests (lecture de textes, plans, formes d’animaux, batiments…). Il s’agissait de la première embosseuse de ce type assemblĂ©e et montrĂ©e au SĂ©nĂ©gal, et nous avons pu Ă©changer, tester, Ă  la fois avec les Ă©lèves et les professeurs.

Cas d’usages pĂ©dagogiques

Nous avons installĂ© une imprimante 3D ainsi que l’embosseuse braillerap dans une salle et travaillĂ© durant deux jours avec des professeurs, des Ă©lèves, et des membres de l’INEFJA.

L’objectif Ă©tait de pouvoir accompagner les Ă©lèves non et mal voyants qui sont les premiers Ă  rĂ©ussir Ă  intĂ©grer les filières prĂ©paratoires au baccalaurĂ©at scientifique. Etaient donc notamment prĂ©sents des professeurs de mathĂ©matiques, de sciences physiques, de Sciences de la Vie et de la Terre…

La première journĂ©e a permis de partager les possibilitĂ©s techniques de la machine en les croisant avec les mĂ©thodes pĂ©dagogiques inventĂ©es par les professeurs ce qui permet d’aller sur les vrais cas d’usages.

Repère orthonormĂ© utilisable  pour tracer des segments aux coordonnĂ©es indiquĂ©es – MĂ©thode de M.Baba Gadje.


Parmi les possibles démontrés
(L’embossage consistant Ă  crĂ©er du relief en frappant le papier pour crĂ©er des points avec la machine braillerap).

– L’embossage d’Ă©noncĂ©s d’exercices (access Braillerap)
– L’embossage de cartes gĂ©ographiques
– L’embossage de repères orthonormĂ©s annotĂ©s (axes, origine, graduations) permettant de faire rĂ©aliser des exercices de gĂ©omĂ©trie en utilisant ces pages sur du carton Ă©pais avec des punaises et des Ă©lastiques pour tracer des segments de droites sur des coordonnĂ©es prĂ©cises.

Prototypage rapide d’un repère orthonormĂ© Ă  la Braillerap – Hugues Aubin d’après Baba Gadje


– La transformation de schĂ©mas de manuels scolaires en schĂ©mas de principe tactiles. Ce travail dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© par un professeur avec de la patte Ă  modeler peut ĂŞtre rĂ©pliquĂ© en traçant le schĂ©ma de principe sur un papier avec un marqueur noir. En prenant ce schĂ©ma en photographie avec un tĂ©lĂ©phone, on peut ensuite le vectoriser et l’annoter avec le logiciel desktop braillerap. Une fois de plus le vrai travail est fait par le pĂ©dagogue (schĂ©matisation et informations utiles). Mais la machine fait gagner beaucoup de temps…
– L’embossage de formes d’animaux (SVT), possibilitĂ©s d’annotations anatomiques.
– En gĂ©ographie, embossage de cartes notamment du SĂ©nĂ©gal
– CrĂ©ation rapide de plans de situation de batiments pour les nouveaux Ă©lèves (Open street touch).
– Fabrication de signalĂ©tique et outils pĂ©dagogiques solides embossĂ©s sur de l’aluminium de canettes de soda.

L’enjeu

Au delĂ  de l’enjeu de permettre aux Ă©lèves et aux professeurs mĂ©ritants de poursuivre jusqu’au baccalaurĂ©at, avec de l’outillage adaptĂ© et souple, Ă©merge un autre enjeu encore plus grand car la Casamance est de longue date une rĂ©gion pilote pour le SĂ©nĂ©gal sur les pratiques pĂ©dagogiques.

L’enjeu est donc de pouvoir implanter localement sur l’acadĂ©mie de Ziguinchor des usages partageables par la communautĂ© inclusive et pĂ©dagogique en irrigant d’abord les villes et les Ă©tablissements oĂą l’INEFJA accompagne l’accueil de jeunes personnes en milieu Ă©ducatif, notamment Saint-Louis, et Thies.

Mais ensuite se pose la question des autres établissements et professeurs au Sénégal. Si cela marche, pourquoi ne pas élargir la démarche au pays ?

L’imprimante 3D : championne des formes

PrĂ©sentation de l’imprimante 3D par la team Senfablab


L’imprimante 3D a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par les talentueux membres du Senfablab qui Ă©taient de l’aventure : Mamadou Ka et Gagnessiry Fall. Alors qu’elle est beaucoup plus lente que l’embosseuse, ses livrables sont solides, durables, et prĂ©cis. Voir l’Ă©motion d’un lycĂ©en non voyant passionnĂ© de maths touchant un cube parfait est inoubliable.

Le premier jour d’atelier Ă©tait dĂ©jĂ  très riche, et Mouhamadou Ngom, le fondateur du Senfablab, a dĂ©cidĂ© de parier directement sur la suite en organisant deux ateliers simultanĂ©s durant le deuxième jour, avec une formation aux traitements logiciels nĂ©cessaires pour utiliser les machines.

Hugues Aubin a effectuĂ© l’atelier braillerap en deux sessions sur les logiciels de pilotage de la braillerap et la vectorisation rapide d’images sous inkscape, tandis que la team du Senfablab assurait de mĂŞme pour l’impression 3D.

La dernière partie de l’atelier a Ă©tĂ© passionnante comme temps de mise en commun des ressentis et perspectives du point de vue des professeurs, de l’INEFJA, des Ă©lèves, mais elle a aussi permis au Senfablab de rappeler que ces solutions techniques n’ont de valeur que dans un contexte d’accompagnement, de maintenance et de formation, avec la communautĂ© prĂ©sente, et sur la durĂ©e.

L’intervention de M.Modou Ngom (Senfablab) appelant Ă  Ă©largir les possibles.

Modou Ngom a rappelĂ© qu’au delĂ  de ces machines, de trĂ©s nombreuses solutions peuvent ĂŞtre apportĂ©es par la fabrication numĂ©rique sur la question du handicap. Bravo Ă  lui !

La tĂ©lĂ©vision « La voix du sud » Ă©tait de la partie, et mieux qu’un focus sur les machines, elle s’est appliquĂ©e Ă  partager le quotidien de ces Ă©lèves courageux, notamment le fameux Michel.

Nous vous invitons Ă  regarder le sujet filmĂ© pendant les jours d’ateliers.

La suite annoncĂ©e le dernier jour concerne le dĂ©ploiement d’imprimantes 3D dans les villes ciblĂ©es par l’INEFJA, avec un accompagnement du Senfablab, mais elle se joue surtout dans les Ă©changes entre parties prenantes sĂ©nĂ©galaises, notamment avec le ministère de l’Ă©ducation nationale.

DĂ©passer le simple Ă©quipement des Ă©tablissements pour mettre en place une grammaire d’usages dans le prolongement du travail collaboratif dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© par les communautĂ©s apprenantes de Ziguinchor signifierait :

– S’assurer de la maintenance, de l’Ă©volutivitĂ© des machines (compĂ©tences en fabrication numĂ©rique)
– Former les enseignants et membres de l’INEFJA aux nouvelles possibilitĂ©s apportĂ©es par les mises Ă  jour des machines et logiciels dĂ©montrĂ©s.
– Animer la communautĂ© Ă©ducative pour inventer de nouveaux outils avec ces machines (par exemple des repères orthonormĂ©s prĂ©-imprimĂ©s, des fonds de carte, une gamme d’objets gĂ©omĂ©triques Ă  toucher, des repĂ©rages d’accessibilitĂ© dans les Ă©tablissements…)
– IntĂ©grer un fablab professionnel d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral (ici le Senfablab) pour utiliser le potentiel du prototypage rapide (une aide technique pourrait ĂŞtre diffusĂ©e par tĂ©lĂ©chargement dans tout Ă©tablissement Ă©quipĂ©)
– Partager des fichiers « objets » pĂ©dagogiques re-matĂ©rialisables dans les Ă©tablissements
– RĂ©aliser rĂ©gulièrement des sessions de partage et formation autour des usages
– Elargir ces usages bien au-delĂ  de la Casamance…

A ce stade les ateliers de Ziguinchor sont prometteurs, comme de belles graines. Il ne manque plus que le terreau et la volonté de les irriguer pour diffuser dans le pays.

Un beau défi pour le Sénégal !

En annexe le bilan officiel de ces deux jours [pdf]

Ce billet a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© avec l’aide de Modou Ngom, fondateur de notre partenaire Senfablab : merci !

Braillerap Senegal – les communs opĂ©rants

Notre prĂ©sident Hugues Aubin est actuellement Ă  Dakar oĂą le projet de dĂ©ploiement de l’imprimante Braille open-source #Braillerap poursuit son expansion et son rĂ´le d’emblème d’objet ouvert, rĂ©parable, amĂ©liorable, et refabricable « by design ».

Hugues au Grand Yoff Ă  Dakar, lever du jour le 20 mai 2025

Il devient difficile dĂ©sormais de narrer tous les rebonds qui se produisent autour de StĂ©phane Godin le dĂ©veloppeur principal, et de Saad Chinoy qui pousse très fort le projet depuis Singapour sur l’asie : une machine fabriquĂ©e en Argentine par un papa pour son enfant, des Ă©lèves des Philippines rĂ©alisant une braillerap et l’amĂ©liorant pour passer leur diplĂ´me, une Ă©quipe de la prestigieuse John Hopkins University fabriquant son embosseuse Braille en se passant de dĂ©coupe laser pour imprimer le boitier en 3D avec succès, le formidable hackathon organisĂ© par EUPHA – European Public Health Association durant la semaine europĂ©enne de la santĂ© publique Ă  Bruxelles la semaine dernière, en partenariat avec Ligue Braille asbl , deux machines construites dans un fablab Ă  Plourin en Bretagne il y a quelques jours… Et cela rien que pour le mois Ă©coulĂ© !

Au SĂ©nĂ©gal il s’agit d’abord de mettre en route une machine au SENFABLAB LAB , et de jouer sur plusieurs des nombreuses qualitĂ©s de cette machine inclusive :

Philippe Pacotte et Stéphane Godin en 2016
  • la braillerap est l’embosseuse Braille la moins chère en coĂ»t de revient. La fabriquer en famille, en atelier, avec la documentation ouverte en accès libre demande de rassembler environ 300 € de pièces dĂ©tachĂ©es et de s’allier avec un lieu de fabrication numĂ©rique capable de dĂ©couper les morceaux du boĂ®tier et d’imprimer en 3D les pièces spĂ©cifiques.
  • La braillerap se propage de la manière la plus Ă©cologique qui soit : par sa documentation et ses fichiers de fabrication numĂ©rique. Si vous ĂŞtes dans un pays oĂą il y a de la visserie, des barres de mĂ©tal, et des cartes d’imprimantes 3D, la braillerap est dĂ©jĂ  potentiellement lĂ  sans dĂ©placer un atome, un cargo, un avion, dans une logique de partage et de recomposition locale.
  • La braillerap rĂ©alise des transcriptions de textes dans toutes les langues (ateliers rĂ©alisĂ©s en Bhoutanais,par exemple, gagnant le prix du public lors de la rencontre mondiale des fablabs prĂ©cĂ©dente avec Saad Chinoy )
  • la braillerap ne se contente pas d’embosser du papier. Elle est capable de faire du Braille avec des canettes de soda transformĂ©es en feuilles d’aluminium et donc de la signalĂ©tique extĂ©rieure rĂ©sistant Ă  l’oxydation Ă  des coĂ»ts dĂ©risoires. Vraiment dĂ©risoires par rapport aux livrables industriels que l’ont voit par exemple pour les boutons d’ascenseurs des gares occidentales.
  • la braillerap est capable de transformer les lignes, dessins, cartes gĂ©ographiques, formes gĂ©omĂ©triques, d’animaux en lignes pointillĂ©es en relief et donc de faire dĂ©couvrir les informations pratiques, touristiques, de rĂ©aliser des documents pour l’enseignement non seulement via le texte, mais aussi via les formes (mathĂ©matiques, gĂ©ographie, livres d’enfants permettant de dĂ©couvrir pour la première fois les formes d’animaux)…
  • la braillerap est compatible avec des standards tels que les typologies et couches de data contenus dans open street map grâce au soutien de NLnet foundation . Vous accueillez des non-voyants dans une rĂ©gion ou une ville ? Pourquoi ne pas extraire autour d’un point les rues, transports publics, services, et en faire une carte annotĂ©e afin de leur permettre de se situer ?
  • la braillerap est un « commun opĂ©rant » , c’est Ă  dire un commun conçu dès le dĂ©but pour ĂŞtre accessible, rĂ©parable, tangible et pĂ©dagogique pour le plus grand nombre. Sans Ă©litisme, mais avec la possibilitĂ© d’aller très loin dans les dĂ©veloppements d’usages.
  • la braillerap est une histoire vraie, nĂ©e dans le fablab MY HUMAN KIT en attachant un clou sur la tĂŞte d’une imprimante 3D pour frapper du papier. D’oĂą son nom hommage au mouvement Reprap créé par adrian bowyer. C’est durant les ateliers rĂ©alisĂ©s dans le Fabrikarium de Mumbai qu’elle est nĂ©e Ă  Rennes, pour devenir le prototype de la machine actuelle en 2016, fruit du gĂ©nie de StĂ©phane Godin et Philippe Pacotte .
  • la braillerap est aussi une suite de protocoles symboliques (documentĂ©s lors de Braillerap Cameroun notamment) en amĂ©lioration continue, pour synthĂ©tiser la prise de conscience de certains problèmes, changer le regard des personnes les unes sur les autres, partager et relier des personnes très diffĂ©rentes en cristallisant des moments inoubliables (lecture Ă  haute voix de textes inconnus de tous par une personne non-voyant sanctionnant la fabrication, dĂ©couverte tactile de l’intĂ©rieur de la machine par les personnes concernĂ©es suivie de brainstorming d’amĂ©lioration machine…).

Au SĂ©nĂ©gal, nous essaierons de transporter une machine depuis Dakar Ă  la rencontre des acteurs publics, pĂ©dagogues, familles, personnes concernĂ©es pour faire dĂ©couvrir la braillerap, rĂ©aliser Ă  la demande des documents restant sur place, collecter des besoins prĂ©cis associĂ©s Ă  des cas d’usages locaux. Ce « registre des besoins » pourra constituer l’armature d’un projet permettant d’Ă©quiper et de former tout le monde ensuite.

Si cela vous parait utopique, tant mieux. Car ce projet n’existerait pas s’il n’y avait dans son ADN l’espoir irraisonnable de rĂ©ussir Ă  aboutir au stade actuel.

Autre exemple d’utopie : alors que mĂŞme les grandes villes comptent peu d’outils de transcription Ă  la demande pour les personnes non voyantes, le petit village de Betton près de Rennes en France sera probablement cette semaine le mieux Ă©quipĂ© du monde… Nous vous en reparlerons bientĂ´t ! Tout cela parce qu’en croisant budget participatif, fablab local, communautĂ© solidaire locale, projet ouvert Ă  but non lucratif, avec la volontĂ© des personnes concernĂ©es (coucou François LE BERRE ) on peut assembler 5 machines pour Ă©quiper les services publics locaux (centre social, bibliothèque, fablab…) tout en assurant la maintenance ou les rĂ©parations en cas de problèmes.

Nous espĂ©rons que ce projet vous ouvre de nouvelles perspectives dans ce que le Climate Change Lab appelle les communs opĂ©rants. Au travers du travail rĂ©alisĂ© dans « la forge d’adaptations au changement climatique », 1000 pages de documentation ont Ă©tĂ© faites non seulement sur des solutions concrètes et mises dans le bien commun de l’humanitĂ©, mais aussi voire surtout sur les mĂ©thodes d’atelier permettant « d’embarquer le plus grand nombre ».

Braillerap est l’une de ces solutions. Une seule, mais pas n’importe laquelle.

A l’instar du projet Bionicohand de Nicolas Huchet , de MY HUMAN KIT , inventeur du mot « handipowerment », Braillerap est un prĂ©cieux en tant que projet symbole de nouveaux possibles très diffĂ©rents de la seule logique de marchĂ© consommatrice de ressources, et des logiques de concurrence.

Si vous le voulez bien, consacrez maintenant pour vos enfants, une minute Ă  cette idĂ©e : s’il y avait des milliers d’autres solutions de ce type pour faire face Ă  ce qui advient, dans le domaine de la prĂ©vention et du soin, de l’eau, de l’Ă©nergie, du remixage Ă©cologique ou de l’amĂ©nagement de la « fermeture » de segments de l’hĂ©ritage de notre l’anthropocène (coucou Alexandre Monnin) , pourquoi ne pas largement ouvrir la voie des communs opĂ©rants au lieu de raffiner le monde d’avant ?

Merci pour votre attention.

P.S. Ce post est 100% rĂ©digĂ© sans IA, en assumant ses « erreurs humaines » 🙂

Hackathon #braillerap Bruxelles : partageons !

Depuis 2016 le projet https://www.braillerap.org, initiĂ© au sein de l’association My Human Kit, trace son chemin. Pour rappel la Braillerap est une embosseuse braille open source rĂ©alisable Ă  l’aide d’outils de fabrication numĂ©rique, capable non seulement de transcrire du texte, mais aussi des images, cartes, plans d’accès, formes d’animaux, Ă©chographies… Elle a Ă©tĂ© fabriquĂ©e par des Ă©quipes dans de nombreux fablabs français, mais aussi en Chine, Argentine, au Buthan, au Cameroun…

Le projet Braillerap est également lauréat du Hackaday assistive challenge monde 2023.

Cette machine se propage comme un objet libre, au travers d’ateliers participatifs regroupant des makers, des personnes concernĂ©es (parents, bĂ©nĂ©voles, proches de non et mal voyants), des professionnels (transcripteurs, responsables de services accessibilitĂ©, enseignants spĂ©cialisĂ©s) et des volontaires qui ensemble et en moins de deux jours fabriquent les machines qui sont ensuite donnĂ©es Ă  des personnes ou des organisations.

Nous avons le plaisir d’annoncer l’organisation exceptionnelle d’un Hackathon Braillerap ouvert Ă  tous et toutes, par l’EUPHA, European Public Health Association.

Cette organisation a but non lucratif vise Ă  dĂ©fendre la santĂ© publique au niveau europĂ©en, et rassemble de nombreux acteurs expert(e)s qui pourront dĂ©couvrir le potentiel de la fabrication numĂ©rique et des objets ouverts Ă  l’occasion de cet Ă©vĂ©nement exceptionnel.

Vous ĂŞtes dans un lieu de fabrication numĂ©rique ? IntĂ©ressĂ©(e) par la question de l’accessibilitĂ© et des bien communs ? Soucieux de rapprocher le monde institutionnel de la santĂ© des alternatives de communs ? Proche d’une personne non ou mal voyante ? Ou alors simplement une personne volontaire souhaitant vivre une expĂ©rience exceptionnelle ?

Alors venez construire de vos mains, en bonne compagnie, trois embosseuses brailles en partenariat avec l’EUPHA sous la houlette de StĂ©phane Godin, dĂ©veloppeur principal du projet, et de Hugues Aubin.

Une embosseuse Braillerap

Ne manquez pas cette occasion !

Val d’Yerres, Val de Seine : merci !

Hugues (CClab), StĂ©phane (CCLab, Astrolabe), Laura (mĂ©diathèque de Vigneux), Christophe (DEMOS), Anne (RĂ©seau des mĂ©diathèques Val d’Hyerres, Val de Seine, groupe numĂ©rique), Gregory (rĂ©seau des mĂ©diathèques, super mĂ©diateur).

Vendredi 30 et samedi 31 janvier 2025 nous Ă©tions sur le territoire de la communautĂ© de communes du Val d’Yerres Val de Seine Ă  l’invitation du rĂ©seau des mĂ©diathèques afin de partager le projet « Sylvestre Orchestre et la musique des plantes » avec le grand-public, les Ă©lèves d’Ă©coles primaires participant au programme DEMOS de l’orchestre philharmonique de Paris, et les intervenants de ce programme sur place.

Une aventure qui a rapidement tournĂ© Ă  la bonne humeur grâce Ă  l’accueil de l’Ă©quipe, trĂ©s bien organisĂ©e et motivĂ©e, et qui croise allĂ©grement accessibilitĂ© Ă  la culture, cohĂ©sion sociale, dĂ©couverte du numĂ©rique et expĂ©rimentation d’usages.

Le stand à la médiathèque de Crosne. Avec la championne des boutures de la médiathèque 🙂

StĂ©phane Godin et Hugues Aubin ont Ă©tĂ© nos deux Ă©missaires, et sont partis de Rennes avec un maximum de dispositifs permettant de relater l’histoire du projet, de la signalĂ©tique de stand rĂ©alisĂ©e au superbe fablab de JanzĂ© situĂ© Ă  la CanopĂ©e (merci Pierre), et un nouveau prototype.

Il est toujours agréable de venir pour rencontrer des publics nouveaux, variés en âges, mais aussi des professionnels aussi investis et souriants !

Mise en lumière et couleurs pilotĂ©es par l’activitĂ© Ă©lectrique du ficus Ă  la mĂ©diathèque de Vigneux.

Le vendredi après-midi, nous avons installĂ© un dispositif sonore et lumineux sur un beau ficus de la mĂ©diathèque de Vigneux. Une excellente surprise nous attendait : la venue de Christophe Boissière, du programme DEMOS, Ă  qui nous avions envoyĂ© un kit d’essai, et que nous avons aidĂ© Ă  utiliser son ordinateur et ses logiciels pour traiter les signaux Ă©mis par les plantes et notamment les notes de musiques transmises par notre boitier.
Envie, enthousiasme et curiositĂ© : voici notre potion magique et on peut dire qu’elle n’a pas manquĂ© 🙂

Vue de stand, fin de montage samedi matin à la médiathèque de Crosne

Samedi, le jour J, nous sommes allĂ©s Ă  la rencontre du public avec un stand montĂ© cette fois-ci Ă  la mĂ©diathèque de Crosne pour faire dĂ©couvrir comment on peut « faire chanter les plantes pour les faire aimer ». Enfants en bas âge venus avec leurs plantes que nous avons fait chanter, Ă©changes sur le processus technique, mais aussi rĂ©actions intĂ©ressantes sur le fond, notamment grâce Ă  la prĂ©sence d’un bĂ©nĂ©vole lançant sur place une pratique que nous aimons beaucoup : les cafĂ©s philos.

Nous avons pu profiter de la banque de boutures sur place, mais aussi du fer à souder pour récupérer quelques accrocs de voyage, cela grâce à une équipe formidable et bienveillante (merci Philippe, Delphine !).

Le midi, nous avons rejoint la mĂ©diathèque de Vigneux, partagĂ© un repas lĂ  encore avec une Ă©quipe très accueillante, ce qui nous a permis de dĂ©couvrir des pĂ©pites notamment le « code en bois » (merci GrĂ©gory !).

En dĂ©but d’après midi, nous avons mis en marche un dispositif son et lumière permettant de gĂ©nĂ©rer son et couleurs sur la base de l’activitĂ© Ă©lectrique du grand ficus de la mĂ©diathèque, puis nous avons accueilli les enfants participant au programme DEMOS.

Stéphane Godin avec les enfants en pleine action 🙂

Assez vite, après une courte phase de présentation, les enfants ont envahi le stand de tous côtés, manipulé le son, les plantes, et nous ont bombardé de questions. Un moment très très sympathique modéré par des accompagnants professionnels et sereins.

Présentation du projet, explications et échanges.

Puis, Ă  partir de 16h00, les usagers de la bibliothèques et les publics du festival Planète pixels, cette-fois ci dans une configuration plus proche de la confĂ©rence, ont pu dĂ©couvrir le dispositif, son histoire, ses objectifs, mais aussi partager leurs interrogations sur la nature sensible des plantes comme nous avons partagĂ© nos rĂŞves de lignes de fuite (notamment l’utilisation du système pour piloter des Ă©clairages de spectacle).

Tous petits, scolaires, parents, curieux, seniors, les intervenants de DEMOS, autant de visages souriants, curieux et bienveillants qui font du bien et valident pour nous l’intĂ©rĂŞt de ce projet qui permet de tisser du lien autour du vivant.

Un remerciement Ă  toutes les Ă©quipes des mĂ©diathèques du rĂ©seau et tout particulièrement Anne Zimmer qui nous a contactĂ© via ce site internet et mis en relation avec DEMOS et son Ă©quipe. Egalement Ă  l’Ă©quipe du projet DEMOS et Ă  Christophe Boissière qui nous a fait un joli petit cadeau samedi en nous faisant Ă©couter son violoncelle jouant avec une plante. Un extrait trĂ©s intĂ©ressant…

Rendu de couleurs gĂ©nĂ©rĂ©es par l’arbre (système de projection DMX)

Notre petit doigt nous dit que l’histoire n’est pas terminĂ©e avec ce territoire maillĂ© de belles personnalitĂ©s ouvertes Ă  l’exploration : pour nous en tout cas, l’expĂ©rience Ă©tait belle. Alors encore MERCI !

P.S. Si vous aussi vous avez des idĂ©es, c’est simple, pour participer Ă  ce projet ou le dĂ©montrer avec nous : contactez-nous !